
Partis, réseaux étrangers, casseurs organisés, État : chacun s’empare du mouvement sans y répondre
Maître Virginie de Araújo-Recchia — Avocat au Barreau de Paris, Analyste des politiques publiques — Membre de Sovereignty
21 octobre 2026 — Analyse rédigée pour Sovereignty
Synthèse
Le constat. Le 17 octobre, 550 000 personnes ont manifesté contre des conditions de vie devenues difficiles, à l’appel d’une simple vidéo anonyme. Une colère sans organisateur appartient à qui veut bien la revendiquer : quatre récupérations sont à l’œuvre.
Les partis s’en disputent le bénéfice. La gauche revendique le nombre, la droite exploite la peur. Ni l’une ni l’autre ne répond aux inquiétudes des Français.
L’étranger en fait un récit. Le réseau du millionnaire américain Neville Roy Singham, établi à Shanghai et visé par une commission du Congrès des États-Unis, célèbre la révolte française. Les médias d’État iraniens, algériens, russes et chinois en diffusent les images. Aucune opération étrangère n’a pourtant été détectée derrière l’appel.
Les casseurs en font un prétexte. Les pillages, distincts des manifestations, ont surtout visé le luxe, la mode, les jeux et l’électronique. Les confondre avec les manifestants revient à faire taire ces derniers. Le 24 octobre 2026 se prépare selon le même schéma, et le Code pénal permet déjà de qualifier d’actes de terrorisme des destructions coordonnées pour semer la peur.
L’État en fait un alibi. Absent quand il fallait protéger les commerces et les personnes, il se montre présent pour restreindre : coupure des réseaux sociaux, accès aux messageries chiffrées, couvre-feux, drones, interdictions de manifester. Le citoyen livré à lui-même ne retrouve qu’un droit étroit, la légitime défense, que le Code pénal encadre strictement. La seule réponse qui ne soit pas une récupération consiste à rendre la parole à ceux qui manifestent.
Lire aussi — Cet article fait partie de la série « La souveraineté en question »
. Article précédent : France : crise de la dette ou crise de souveraineté ?
· Article suivant : Rendre au peuple le dernier mot
· Retrouver toute la série : https://dar-avocats.com/analyses-de-politiques-publiques/
Les analyses publiées n’engagent que leur auteur et ne constituent pas une consultation juridique.
Lire l’analyse complète (PDF, 8 pages) :
Lien vers la version anglaise de l’article : (à paraître)




