De la République centralisée à un ordre organique : une transition par étapes

Maître Virginie de Araújo-Recchia — Avocat au Barreau de Paris, Analyste des politiques publiques, Membre de Sovereignty

21 octobre 2026 — Analyse rédigée pour Sovereignty

Synthèse

Le constat. 78 % des Français ne font pas confiance à la politique mais 60 % font confiance à leur maire : la confiance naît de la proximité. Or le pouvoir local pèse en France moins qu’ailleurs en Europe.

La rupture. Depuis 1791, la représentation des corps a fait place à celle de l’individu abstrait : entre le citoyen et l’État, il ne reste presque rien.

Le principe. Un ordre organique repose sur la subsidiarité et la finalité : chaque communauté exerce ce qu’elle peut assumer, l’échelon supérieur ne venant qu’en aide, au service du bien commun.

Les précédents. L’Irlande, la Slovénie et, jusqu’en 1999, la Bavière ont représenté les métiers et les territoires ; la France en possède les germes, du Sénat aux ordres professionnels.

La transition. Cinq étapes : reconstruire la base et former ; rendre au peuple le dernier mot ; rendre aux communautés des compétences réelles ; leur donner une représentation propre ; laisser enfin le peuple choisir, par référendum, la forme de ses institutions.

La méthode. Ni populisme ni technocratie : un peuple structuré, des élites de service choisies par tous, une transition soumise au peuple à chaque étape.

Lire aussi — Cet article fait partie de la série « La souveraineté en question »
. Article précédent : Rendre au peuple le dernier mot
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